



Dimanche 15 mars : (suite & fin)
Après avoir atteint les 3 km, nous nous asseyons une dizaine de minutes sur un grand tronc pour attendre l’arrivée d’un groupe venant de la station nord de la réserve, avant de repartir vers le sud. Comme la marée est un peu redescendue, nous restons bien plus longtemps sur la zone qui vient d’être battue par les vagues, exempt de bois flotté. Nous avançons alors bien plus vite qu’à l’aller. Mais, malheureusement, nous sommes de retour à notre point de départ, sans avoir croisé de tortue. Néanmoins, si une tortue est observée durant la nuit par les bénévoles, près du centre, ils viendront nous chercher dans notre chambre. Nous sommes au lit à presque 23 heures et demain matin, il nous faut nous réveiller à 5h30 pour la balade à pied dans la réserve qui débutera à 6 heures du matin. Dur, dur !

Météo de la journée :
belle journée ensoleillée ! Grosses vagues sur la mer des Caraïbes.

Lundi 16 mars : Termites au menu !
Après une courte nuit (perturbée par des courbatures à cause des 6 km de marche nocturne dans le sable), sans réveil pour aller voir une tortue qui nous aurait fait la joie de pondre près du centre, le réveil sonne bien trop tôt, même avec le décalage horaire qui aurait pu jouer en notre faveur. La balade à pied dans la réserve est matinale à cause de la chaleur qui pourrait se faire ressentir après 9 heures du matin. Nous partons donc à pied, avec un guide naturaliste, très loquace (connaissant très bien son sujet) et une spécialiste des primates, sur le sentier qui rejoint la station nord de la réserve.
Premier arrêt : les termitières au Costa Rica ne ressemblent en rien à celles que l’on peut voir en Afrique, c’est-à-dite des structures en terre se dressant au milieu de la savane. Les termites costariciennes (ou d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud) construisent leurs nids, ressemblant à une grosse boule brunâtre, sur le tronc des arbres, à un mètre du sol. Notre guide nous invite alors à en goûter : il suffit d’enfoncer légèrement son index dans la termitière et en le ressortant, deux ou trois termites restent accrochées au doigt. Il ne reste plus qu’à déguster en suçant son doigt. Pour information, le goût de ces insectes est un peu poivré (Christophe n'a pas osé goûter à l’aller, mais il a fait l’expérience au retour, histoire de ne pas mourir idiot).

Des capucins passent ensuite sur les branches au-dessus de nos têtes. La bouille de ces singes est bien jolie mais notre guide affirme qu’il ne faut pas leur donner le bon dieu sans confession car ces primates sont carnivores et sont de véritables terreurs. Manger des écureuils ou des iguanes ne leur font pas peur. Pendant que nous sommes en train d’observer ces capucins, un singe-araignée nous fait le plaisir de se suspendre par la queue juste devant nous. Quant aux singes hurleurs, ils ne se montrent pas, bien que nous ayons entendu leur lugubre hurlement.

Un peu plus loin, notre guide nous montre deux minuscules grenouilles, le corps rouge et les pattes bleues. Il s’agit de dendrobate fraise, surnommée la grenouille "blue jeans", une grenouille venimeuse. Les photos de ces grenouilles qui ne font pas deux centimètres de long, sont difficiles à prendre car ces deux grenouilles sont dans l’ombre, sous des feuilles (et surtout, éviter de se transformer en Guy, le photographe du film "Le sens de la fête"
). Nous croisons ensuite une procession de fourmis coupe-feuilles qui ramènent leurs bouts de feuille dans la fourmilière afin de cultiver des champignons qu’elles mangeront.
Notre guide cherche aussi des chauves-souris qui fabriquent une sorte de tente avec les feuilles de palmier, sans succès. Après avoir marché pendant une heure et 45 minutes en direction du nord (ou pour être exacte, en avançant vers le nord, avec de longs moments statiques à écouter les explications du guide), nous faisons demi-tour et en un quart d’heure, nous sommes de retour devant la cantine pour le petit-déjeuner. Nous avons dû à peine parcourir un ou deux kilomètres.


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