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COSTA RICA du 14 au 30 mars 2026
Voyage du 14 au 30 mars 2026
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Remarque importante : dans nos recits de voyages, nous indiquons des restaurants, des hébergements, des agences de voyage, des clubs de plongée, etc... Simplement, nous avons été satisfaits (ou pas) par les prestations offertes par ces établissements et nous voulons faire partager nos expériences. Ceci n'est pas de la publicité pour ces établissements, ce n'est que notre avis personnel !

Autre remarque importante : l'abus d'alcool est dangereux pour la santé et doit être consommé avec beaucoup de modération (surtout durant les heures précédant la conduite d'un véhicule automobile ou une plongée sous-marine).

Dimanche 15 mars : (suite)

Après avoir embarqué dans cette barque, le pilote met les gaz, si bien que nous ne tardons pas à croiser le bateau des Américains qui observent quelque chose dans les arbres. Cela dit, avancer vite sur ce cours d’eau n’est pas sans risque car un morceau de bois immergé tape méchamment contre le fut du moteur hors-bord, ce qui a pour conséquence de stopper net la barque et de la faire même un peu tanguer. Néanmoins, de temps en temps, le pilote ralentit tout de même pour nous permettre d’observer quelques animaux : un iguane en train de nager, un héron qui prend son envol à notre arrivée, une petite tortue d’eau douce perchée sur un morceau de bois au-dessus de l’eau.

Le cours d’eau que nous suivions depuis l’embarcadère, rejoint ensuite un canal plus large : c’est le canal principal qui mène à Tortuguero. Nous le suivons alors vers le sud avant de bifurquer à gauche dans un canal qui se termine devant l’embarcadère de la réserve de Pacuare où nous arrivons un peu avant midi. Nous déposons ensuite nos sacs (dont l’un qui était posé sur le fond de la barque, est un peu mouillé ; nous avons eu raison de mettre nos appareils photo dans un sac étanche) dans l’une des chambres situées au premier étage de la "casa grande" avant de rejoindre notre guide de la matinée, Angel, qui nous fait faire le tour des locaux (la cantine, les bureaux, le local où l’on peut charger des batteries, etc...). D’ailleurs, en parlant de cantine, c’est l’heure du déjeuner : riz, haricots rouges et un ragoût de porc. En boisson : eau ou un jus de fruit. Après le repas, il nous faut faire la vaisselle de nos assiettes, verres et couverts, comme prévu.

A 13 heures, nous avons de nouveau rendez-vous avec Angel pour un topo sur la réserve, l’organisme qui la gère, l’"Ecology Project International", son histoire et les animaux que l’on peut observer, ou presque, dans la réserve. Avec énormément de chance, nous pourrions même voir des jaguars car les pièges photographiques posés dans la réserve ont enregistré des images de ces fauves. Néanmoins, pour attirer ces félins devant ces pièges, ils utilisent du Chanel n° 5, parfum qui contient des phéromones de proies des jaguars.

A 14 heures, nouvelle séance d’information, sur le protocole tortue cette fois. Nous marcherons de nuit, sur deux files, sans la moindre lumière (les bénévoles de la réserve qui nous guideront auront toutefois une lampe rouge) et interdiction de prendre des photos (de toute façon sans lumière, ni appareil photo infra-rouge, il ne faut pas rêver). C’est assez drastique mais c’est comme ça ! Les deux bénévoles qui nous présentent ce protocole nous montrent aussi les bagues et les puces d’identification qui pourraient être implantées sur les tortues, ainsi que l’appareil qui permet de lire ces puces.

Nous rejoignons ensuite l’écloserie où sont réimplantés les œufs des tortues venues pondre depuis le début de la saison (hier, 4 tortues sont venues pondre ; espérons que ce soit de bon augure pour cette nuit). Un grand espace couvert, en bord de plage, a été quadrillé avec des ficelles pour délimiter chaque espace où sont réimplantés les œufs prélevés dans les nids que les tortues ont creusés. Le toit au-dessus de cette écloserie permet de limiter la température, pour éviter de n’avoir que des femelles si la température est trop haute (le ratio optimal consiste à avoir autant de mâles que de femelles). Enfin, lors de l’éclosion des œufs, les jeunes tortues peuvent être retenues quelques temps si les conditions de mer ne sont pas favorables ou si les prédateurs sont trop présents dans les environs. Ainsi, la réserve arrive à augmenter les chances de survie des jeunes tortues à plus de 78 %, au lieu de 50 % sans intervention humaine.

Nous avons ensuite temps libre jusqu’à 18 heures, l’heure du dîner (riz - haricots rouges, servis avec une sorte de sauce bolognaise contenant une viande hachée non clairement identifiée, et un petit dessert). Puis, à 9 heures du soir, c’est le départ pour la maraude à la recherche des tortues luths. Après, un nouveau briefing (pas de lumière, en file indienne, la personne devant indique les obstacles à la personne derrière elle), nous partons sur deux files côte-à-côte, bénévoles en tête, pour marcher 3 km sur la plage, en direction du nord. La marche dans le sable est assez pénible car la marée est haute. Il nous faut donc parfois nous éloigner du bord de l’eau et passer une petite marche qui marque le niveau le plus haut de la marée, pour passer sur une zone de la plage où le bois flotté s’est accumulé, rendant la marche encore plus pénible.

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"De Pacuare à Quepos (4 / 18)"
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