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MADAGASCAR du 29 juillet au 13 août 2001
Voyage du 29 juillet au 13 août 2001
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Remarque importante : dans nos recits de voyages, nous indiquons des restaurants, des hébergements, des agences de voyage, des clubs de plongée, etc... Simplement, nous avons été satisfaits (ou pas) par les prestations offertes par ces établissements et nous voulons faire partager nos expériences. Ceci n'est pas de la publicité pour ces établissements, ce n'est que notre avis personnel !

Autre remarque importante : l'abus d'alcool est dangereux pour la santé et doit être consommé avec beaucoup de modération (surtout durant les heures précédant la conduite d'un véhicule automobile ou une plongée sous-marine).

Samedi 11 août :

Au programme : pirogue jusqu'à la réserve de Lokobe, tout à l'est de l'île de "Nosy Be" (normalement, c'est une réserve intégrale). Nous passons à côté d'une distillerie d'ylang-ylang qui est fermée (nous ne sommes pas en période de récolte). Contrairement à ce que pourrait croire un lecteur assidu qui a lu ce palpitant récit jusqu'à cette ligne, ce n'est pas une distillerie d'un quelconque rhum mais une distillerie pour extraire les essences aromatiques des fleurs d'ylang-ylang : c'est du parfum ! Les arbres d'ylang-ylang ont une curieuse forme : ce sont les paysans qui leur donnent cette forme pour pouvoir récolter les fleurs sans effort. Les fleurs d'ylang-ylang sont vertes et nous avons du mal à les distinguer au milieu des feuilles.

Dans un village de pêcheurs, nous embarquons sur des pirogues à balancier très étroites. Après 45 min de pagayage (à savoir quelle pirogue ira la plus vite - c'est la dernière journée tous ensemble avant les premiers départs de membres du groupe), nous arrivons épuisés à un second village en lisière de la réserve de Lokobe. Après un quart d'heure de pause, nous entrons dans la réserve. Nous apercevons un premier lémurien nocturne et notre guide du jour sort un boa de derrière les fagots (ou plutôt d'une boîte Vexé !). Un terrible animal sauvage qui se laisse manipuler sans rechigner. Quelques temps après, nous croisons un arbre où vit une famille d'eulémurs macaco qui ont vite fait de finir sur nos épaules pour manger des bananes (éviter de laisser les doigts sur la banane, ils peuvent légèrement pincer avec leurs petites canines). Nous avons de la chance parce qu'il paraît que chez les lémuriens, ça rentre d'un côté pour ressortir de l'autre quelque soit l'endroit où est perchée cette peluche. Et là : deuxième boa (peut-être une peu plus clair que le premier) ! Ce terrible animal sauvage, constricteur dans l'âme, se laisse manipuler pour finir en ceinture de notre guide du jour (ils sont gentils les boas à Lokobe, si, si ; et les touristes sont priés de rester naïfs).

Quelques petites tortues jaunes et rouges et un caméléon plus tard, nous voilà de retour au village où l'on nous a préparé un festin (pour ne pas changer) : salade de concombres et carottes, riz au lait de noix de coco, brochettes de poisson, brochettes de gambas, gros poissons grillés et au curry (thazard et carangue), miettes de crabe, ananas, papaye, orange bananes. Pendant la sieste, nous contemplons un caméléon en pleine chasse, dans un bananier !

Nous faisons un arrêt baignade pendant le trajet retour. Au village de départ, il nous faut traverser à pied la mangrove (la gadoue) car c'est marée basse et nous ne pouvons pas revenir au bord avec les pirogues !

Dimanche 12 août :

Dernière journée et derniers achats : une belle nappe brodée ! Pour le déjeuner, nous commandons une bonne langouste (70.000 francs malgaches) au restaurant mais avant ce repas, nous prenons un taxi pour rejoindre la plage. Nous montons à six dans une 4L (bin, trois à l'arrière et trois à l'avant avec le chauffeur) mais la 4L n'avance pas ! Il y a un barrage de flics et l'un de nous descend pour passer le barrage à pied (et pour ne plus être que 5 dans la 4L). Un des flics fait le tour de la 4L et nous demande nos passeports mais l'un de nous l'a laissé à l'hôtel. Pour pouvoir passer, le chauffeur de taxi donne un bakchich au flic (10.000 francs malgaches, soit à peu près la moitié du prix de la course). Pendant ce temps, la personne qui est descendue passe le barrage à pied sans aucun tracas. Notre chauffeur refait 100 m et le récupère (notre marcheur) au nez et la barbe des flics : un joli pied de nez aux flics ! Après nous avoir déposé, notre chauffeur ne demande pas pour nous raccompagner (il n'avait certainement pas envie de devoir repayer un nouveau bakchich aux flics).

Pour le soir, impossible de savoir l'heure de départ de l'avion pour Antananarivo ! Après une attente de trois heures à l'aéroport (un Français qui attend à l'aéroport, a acheté, honte à lui, une carapace de tortue marine ; il a pu la sortir de Madagascar mais nous l'avons vu avec quelques douaniers sur le dos à Orly ; les tortues marines sont plus jolies dans l'eau !), nous arrivons à plus de 22 heures à Tana où notre ami Bolly nous attend pour emmener dans un gîte (Bolly est revenu par la route avec le minibus et a de nouveau, été en retard à cause d'un accident de camions sur la route). A minuit, il n'y a plus personne au restaurant : Bolly réveille un cuisinier qui nous prépare un sandwich à l'omelette. De toute façon, vu l'heure, ça nous va très bien !

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"Nosy Be (3 / 4)"
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