Vendredi 6 avril : Que d’eau, que d’eau !
Comme les prévisions météorologiques pour ce vendredi sont désastreuses, nous nous levons tranquillement en prenant le temps. Vers 9 heures et demie, nous quittons l’appartement pour rejoindre à pied le "Mercado Da Ribeira" (situé à moins d’une station de métro de l’appartement). Nous faisons alors un rapide tour des allées : une zone est dédiée aux boucheries et poissonneries, la partie centrale est principalement dédiée aux fruits et légumes mais toute l’aile ouest est dédiée aux restaurants qui occupent tout le pourtour de l’aile. Il n’y a que l’embarras du choix, de la cuisine portugaise aux sushis. Des hautes tables en bois installées en enfilade au centre de la halle permettent de venir s’y attabler après avoir commandé dans l’un des restaurants. Mais en ce milieu de matinée, les cuisiniers sont en train de se mettre en place, nous reviendrons plus tard !
Nous entamons alors un petit tour du quartier, sans but précis (pour ce matin, nous n’avons rien prévu si ce n’est déjeuner au marché) mais quand nous passons devant l’"Ascensor da Bica", une ébauche de programme se décide : monter à bord de ce funiculaire (ce qui devrait nous coûter 1,30 euros avec la carte "VIVA viagem" option "Zapping" mais comme nous avons des soldes avec des 5 centimes d’euros, c’est loin d’être si clair qu’il n’y paraît). Il nous faut cependant attendre une dizaine de minutes que la voiture redescende. Anne-Marie compte filmer le trajet mais comme nous nous sommes installés au milieu de la cabine, les personnes qui s’installent à l’avant ou à l’arrière de la voiture lui masquent complément la vue, tant pis ! Nous sommes surpris quand un balayeur de la ville demande s’il peut s’asseoir sur une des places libres : il parle un anglais correct, certes avec un accent aussi mauvais que le nôtre, mais c’était tout de même un anglais très compréhensible. Les Français devraient vraiment s’améliorer en langue étrangère !
Une fois arrivé tout en haut de la "Calçada da Bica Grande", terminus du funiculaire, nous rejoignons le "Miradouro de Santa Catarina do Adamastor" dont la vue vers le port et le pont du 25 avril est un peu gâchée par des grues de construction. Nous mettons ensuite le cap vers l’église "Santa Catarina" avant de marcher un peu au hasard des rues du "Bairro Alto". Nous décidons alors de rejoindre les rives du Tage pour revenir vers le marché, mais en empruntant que des rues qui descendent uniquement. Cela est plus simple à dire qu’à faire car nombreuses sont les ruelles qui semblent dans un premier temps descendre mais qui remontent aussitôt.
Heureusement, nous ne sommes plus qu’à une centaine de mètres du "Mercado Da Ribeira" quand la pluie (forte) fait son apparition. Pour déjeuner ce midi, Anne-Marie est surtout tentée par des petiscos, jambon cru et fromage, ce qui serait triste, d’après Christophe, sans un bon verre de vin rouge. Nous trouvons tout cela au stand de la "Manteigaria Silva" (au fait, inutile de tenter un mauvais d’espagnol, le caissier parle très bien français ou anglais). Nous ne prenons pas le "pata negra" car il est tout de même un peu cher et l’ibérico est déjà très bon. Pour le vin, le caissier nous demande nos préférences (fort, pas fort ?) et nous propose de goûter un "Monte da Peceguina" (14,5° d’alcool, le plus fort du séjour ) que nous apprécions (à 6 euros le verre, bien servi). Nous nous installons alors sur l’une des grandes tables pour déguster nos verres de vin qui se marie très bien avant le jambon cru et les différents morceaux de fromage. C’est un repas simple mais très goûteux (pas terrible pour la santé, mais parfait pour le moral mis à mal par la pluie). En guise de dessert, nous achetons au marché une boîte de 6 "Pastéis de Nata" (de toute façon, ça ne se vend que par 6, non ?) : ils sont nettement moins bon que les "Pastéis de Belém", forcément !